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Retirer ses implants sans les remplacer
L'ablation d'implants en résumé
But du traitement
Retirer des implants mammaires sans les remplacer
Durée de l'intervention
1 à 2 heures
Type d'anesthésie
Anesthésie générale
Durée du séjour
Ambulatoire, sortie le jour même
Éviction sociale
1 semaine
L'ablation d'implants en résumé
But du traitement
Retirer des implants mammaires sans les remplacer
Durée de l'intervention
1 à 2 heures
Type d'anesthésie
Anesthésie générale
Durée du séjour
Ambulatoire, sortie le jour même
Éviction sociale
1 semaine
Oui. La dépose sans repose est une option à part entière, qui se décide pour une coque qui récidive, une rupture, ou simplement parce que vous ne voulez plus de prothèses. L’intervention dure une à deux heures, sous anesthésie générale, avec un retour le jour même. La poitrine ne redeviendra pas celle d’avant la première pose : l’examen dit s’il faut prévoir un lifting ou un apport de graisse.
Toutes les patientes porteuses d’implants n’ont pas vocation à en porter toute leur vie. La dépose sans repose répond à des situations précises.
Une coque qui récidive en est la première. Après une ou deux réinterventions pour le même problème, poser un nouvel implant revient souvent à reproduire le même scénario, et il devient raisonnable d’arrêter.
Une rupture chez une patiente qui ne souhaite pas de nouvelle prothèse en est une deuxième. Le retrait s’impose ; la repose, elle, se discute.
Vient ensuite le choix personnel, qui n’a pas à se justifier : un volume plus discret, une lassitude des réinterventions, ou l’idée qu’à un certain âge chaque nouvelle prothèse est une opération de plus.
Une précision utile, parce qu’elle circule à l’envers. Les implants dits macro-texturés ont été retirés du marché en 2019 en raison de leur association avec un lymphome rare. En porter ne constitue pas en soi une raison de les faire enlever. La décision se prend sur des signes cliniques ou radiologiques, pas sur la seule texture de l’enveloppe.
Les autres voies, changer d’implants ou les remplacer par votre graisse, sont comparées sur la page je veux changer ou retirer mes implants.
L’examen évalue ce qui restera une fois les implants retirés : épaisseur de la glande, élasticité de la peau, position de l’aréole, état de chaque sein. C’est lui qui détermine s’il faut prévoir un geste associé, un lifting des seins ou un remplacement par votre graisse, et si celui-ci se fait dans le même temps ou plus tard.
Un bilan radiologique est demandé, mammographie et échographie, complété par une IRM si l’état des implants doit être précisé. Le bilan sanguin et la consultation d’anesthésie suivent les règles habituelles, cette dernière au plus tard quarante-huit heures avant.
Deux points pratiques. La carte d’implant et le compte rendu opératoire d’origine, si vous les avez, font gagner du temps. Et l’arrêt du tabac est demandé un mois avant et un mois après l’intervention : au-delà des complications de cicatrisation, le tabac favorise l’infection et les troubles de la cicatrisation de la loge.
L’intervention dure une à deux heures, sous anesthésie générale et en ambulatoire, à la Clinique Générale-Beaulieu ou à la Clinique des Grangettes. Une dépose simple peut se faire sous anesthésie locale approfondie, à discuter avec l’anesthésiste. Une nuit sur place reste possible après une capsulectomie étendue. Si vous le préférez, l’intervention peut aussi avoir lieu à Bruxelles, dans la clinique que je dirige, avec le même suivi à Genève : c’est le parcours Genève–Bruxelles.
La voie d’abord reprend le plus souvent la cicatrice existante. Une fois l’implant retiré, il est examiné : forme, taille, intégrité. En cas de rupture, la loge est lavée pour retirer le silicone qui s’y trouverait, et une déclaration est faite auprès des autorités sanitaires.
Le sort de la capsule dépend de son état. Fine et souple, elle est laissée en place et un fragment est prélevé. Épaissie, rétractée ou calcifiée, elle est retirée partiellement ou en totalité. Dans tous les cas, le prélèvement part en analyse. C’est aussi le geste le plus long et le plus hémorragique, et celui qui justifie la pose d’un drain.
Si vous souhaitez récupérer vos prothèses, faites-en la demande avant l’intervention.
Pansement modelant, puis soutien-gorge jour et nuit pendant quelques semaines. Gonflement, ecchymoses et gêne à lever les bras sont attendus les premiers jours. Reprise du travail à une semaine, sport à huit semaines.
La poitrine met trois à six mois à prendre sa forme. Elle ne redeviendra pas celle d’avant la première pose : la peau reste plus détendue, et une ptose est fréquente. Si le résultat ne vous convient pas, une remontée du sein ou un apport de graisse peuvent être proposés une fois ce délai passé.
Un point de vigilance à connaître : un épanchement qui apparaîtrait tardivement autour de l’ancienne loge, à plus forte raison s’il s’accompagne d’une autre anomalie du sein, doit conduire à un bilan chez un radiologue spécialisé. C’est rare, mais cela se vérifie plutôt deux fois qu’une.
Une grossesse est envisageable sans danger, en respectant un délai de six mois.
Certaines patientes attribuent à leurs implants des symptômes diffus : fatigue, douleurs articulaires ou musculaires, troubles de la concentration. Dans les études publiées, une majorité de celles qui se font retirer leurs implants décrivent une amélioration, souvent partielle, et le lien de cause à effet reste discuté. Je ne peux donc pas vous promettre que ces symptômes disparaîtront ; je peux en revanche retirer les implants et la capsule dans de bonnes conditions, et vous orienter vers un bilan médical si nécessaire.
Pas systématiquement. Une capsule fine et souple peut rester en place ; une capsule épaissie, rétractée, calcifiée, ou associée à un épanchement, est retirée. Un fragment est analysé dans tous les cas.
Elle sera plus petite et souvent un peu tombante, d’autant plus que les implants étaient volumineux et anciens. L’examen permet d’anticiper ce résultat et de décider s’il faut un geste associé.
Non, pas en l’absence de signe. Les autorités sanitaires et les sociétés savantes ne recommandent pas ce retrait préventif. Un gonflement tardif du sein doit en revanche faire consulter.
Rédigé et relu par le Dr Daniel Meunier, chirurgien plasticien, qui consulte à Genève. Dernière mise à jour : septembre 2026.
Fiche d’information sur l’ablation d’implants mammaires (PDF)Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SOFCPRE), 2025
Décider en connaissance de cause
L'examen dit à quoi ressemblera la poitrine sans implant, et s'il faut prévoir un geste associé. La consultation a lieu à Genève.
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