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Un nez se juge avec le menton ; les corriger dans la même intervention aide à équilibrer le profil
La profiloplastie en résumé
But de l'intervention
Équilibrer le nez et le menton, de profil
Les cicatrices
Dans les narines, parfois sous la pointe du nez ; courte incision pour un implant de menton
Type d'anesthésie
Générale, en clinique
Durée du séjour
Ambulatoire, retour le jour même
Éviction sociale
Une à deux semaines
La profiloplastie en résumé
But de l'intervention
Équilibrer le nez et le menton, de profil
Les cicatrices
Dans les narines, parfois sous la pointe du nez ; courte incision pour un implant de menton
Type d'anesthésie
Générale, en clinique
Durée du séjour
Ambulatoire, retour le jour même
Éviction sociale
Une à deux semaines
Une intervention qui corrige le nez et le menton dans le même temps, pour équilibrer le visage de profil. Le nez et le menton se répondent : un menton en retrait fait paraître le nez plus grand, et un nez fort écrase un petit menton. Corriger l’un sans regarder l’autre laisse parfois le déséquilibre en place. La profiloplastie associe une rhinoplastie à un geste sur le menton, et parfois sur la région située juste en dessous.
Le profil se lit d’un coup d’œil, mais il tient à quelques repères. L’un des plus utilisés est une ligne tirée de la pointe du nez à la pointe du menton : chez l’adulte, les lèvres se placent juste en arrière. Quand le menton recule, cette ligne bascule, les lèvres paraissent avancer et le nez semble plus grand qu’il n’est. À l’inverse, réduire un nez sur un visage au menton effacé peut laisser un profil fuyant.
Parfois, le menton recule parce que toute la mâchoire est en retrait, et les dents s’emboîtent mal : la réponse passe alors par l’orthodontie et une chirurgie des mâchoires. Pour un menton très en retrait, trop long ou asymétrique, on discute aussi une génioplastie osseuse, où l’on déplace le bas du menton. Ces interventions sur l’os, souvent réalisées par des chirurgiens maxillo-faciaux, ne font pas partie de ce que je propose. Je vous le dirai si votre profil les demande.
Un implant de menton. Un implant, choisi dans sa forme et sa taille d’après l’examen, est glissé contre l’os du menton par une courte incision. Il avance le menton de façon nette et stable. C’est la solution des mentons franchement en retrait.
Votre propre graisse. Prélevée par une fine canule, purifiée puis injectée dans le menton, elle l’avance et l’arrondit sans implant. Une partie se résorbe les premiers mois, ce que détaille l’article sur le devenir de la graisse greffée. Le gain est donc plus modeste et moins prévisible qu’avec un implant, et une deuxième séance est parfois utile. Les séries publiées rapportent des gains très variables, d’environ deux millimètres dans l’une à sept millimètres en moyenne dans une autre.
Sous le menton, la liposuccion. Quand un peu de graisse efface l’angle entre le menton et le cou, une liposuccion par de petites incisions redessine cet angle. Si la peau est un peu relâchée, la radiofréquence sous la peau, le FaceTite, peut l’accompagner pour aider la peau à se rétracter. Ces gestes ne remplacent pas un lifting du cou quand la peau pend.
La profiloplastie s’adresse aux personnes dont le nez et le menton participent tous deux à un profil déséquilibré, le plus souvent un nez fort avec un menton effacé. Elle se discute une fois la croissance du visage terminée.
Elle n’est pas nécessaire quand seul le nez gêne : une rhinoplastie suffit alors. Un menton un peu en retrait peut aussi se traiter seul, sans toucher au nez. De l’acide hyaluronique injecté dans le menton l’avance légèrement pour plusieurs mois, sans chirurgie, et permet de voir l’effet avant de décider. Quand toute la mâchoire est en retrait, c’est l’os qui doit bouger, et la profiloplastie ne suffit pas.
La profiloplastie se fait à la Clinique Générale-Beaulieu ou à la Clinique des Grangettes, sous anesthésie générale, et vous rentrez chez vous le jour même. Le nez et le menton se traitent dans le même temps opératoire : une seule anesthésie, une seule convalescence. L’intervention dure un peu plus longtemps qu’une rhinoplastie seule. Si vous fumez, arrêtez au moins un mois avant et jusqu’à la cicatrisation.
Un geste isolé, une greffe de graisse dans le menton ou un FaceTite sous le menton, peut se faire au cabinet, au Forever Institut, sous anesthésie locale.
Une attelle protège le nez pendant environ une semaine. Les paupières et les joues peuvent gonfler et se marquer de bleus les premiers jours, et la respiration par le nez est gênée quelque temps. Le menton est gonflé et un peu raide. Les premiers jours, la lèvre inférieure et le menton peuvent être engourdis. Après une liposuccion sous le menton, une mentonnière est portée les premiers jours.
On se montre en général après une à deux semaines. Le menton trouve sa forme entre trois et six mois. Le nez, lui, se juge vers un an : la pointe reste un peu empâtée pendant des mois.
Aux risques de la rhinoplastie, décrits sur sa fiche, s’ajoutent ceux du menton. Une revue de 54 études, portant sur près de 4 900 patients et publiée en 2023, retrouve des complications chez environ 16 % des personnes après un implant de menton. Une baisse passagère de la sensibilité de la lèvre ou du menton, liée au nerf mentonnier, un petit nerf voisin, en concerne environ 2 %. L’implant reste un corps étranger : il peut se déplacer ou s’infecter, parfois des années plus tard, et doit alors être retiré ; cela reste peu fréquent. Un menton trop ou pas assez avancé, ou légèrement asymétrique, peut demander une retouche, après plusieurs mois.
La graisse n’expose pas à ces risques propres à l’implant, mais son résultat est moins prévisible, et une asymétrie peut demander une séance de plus. Une liposuccion sous le menton peut laisser de petites irrégularités ou des zones indurées, qui s’assouplissent en quelques semaines, parfois quelques mois. Plus rarement, un petit nerf qui abaisse la lèvre inférieure est irrité : le sourire devient asymétrique pendant quelques semaines. Avec le FaceTite, une brûlure de la peau est possible, mais rare.
Non. Quand seul le nez gêne, une rhinoplastie suffit ; quand seul le menton est en retrait, il peut se traiter seul. On les associe quand les deux participent au déséquilibre.
L’implant avance le menton de façon plus nette et plus prévisible. La graisse convient à une avancée modeste, sans corps étranger, mais une partie se résorbe. Le choix dépend de ce qu’il faut gagner, et de ce que vous préférez.
Environ une à deux semaines, le temps de retirer l’attelle du nez et que les bleus s’estompent. Le gonflement fin du nez, lui, met des mois à disparaître.
Oui. L’implant et la forme donnée au nez sont durables ; la graisse qui a pris reste, et suit ensuite les variations de votre poids. Le visage continue de vieillir, lentement, comme avant.
Rédigé et relu par le Dr Daniel Meunier, chirurgien plasticien, qui consulte à Genève. Dernière mise à jour : septembre 2026.
Fiche d’information sur la génioplastie ou mentoplastie (PDF)Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SOFCPRE), 2019
Fiche d’information sur la rhinoplastie (PDF)Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SOFCPRE), 2025
Fiche d’information sur la lipoaspiration (PDF)Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SOFCPRE), 2019
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