Accueil › Chirurgie mammaire esthétique › Remplacement d'implants
Changer un implant rompu, traiter une coque, modifier un volume
Le remplacement d'implants en résumé
But du traitement
Remplacer un implant rompu, traiter une coque, changer de volume
Durée de l'intervention
2 heures
Type d'anesthésie
Anesthésie générale
Durée du séjour
Ambulatoire, sortie le jour même
Éviction sociale
1 semaine
Le remplacement d'implants en résumé
But du traitement
Remplacer un implant rompu, traiter une coque, changer de volume
Durée de l'intervention
2 heures
Type d'anesthésie
Anesthésie générale
Durée du séjour
Ambulatoire, sortie le jour même
Éviction sociale
1 semaine
Quand l’un d’eux pose un problème : une rupture, une coque qui durcit ou déforme le sein, un implant qui a bougé. Ou quand vous souhaitez changer de volume. Il n’y a pas d’échéance fixe à dix ans : c’est l’examen et l’imagerie qui décident. L’intervention dure environ deux heures, sous anesthésie générale, et vous rentrez le plus souvent le soir même. L’article implants mammaires : durée de vie et surveillance reprend ce que disent les études.
Une patiente qui vient pour un changement d’implants a déjà été opérée. Elle connaît la salle, elle sait ce qu’est une convalescence, et elle attend surtout des réponses concrètes. Cette page raconte donc l’opération plutôt que la théorie.
Premier point : votre poitrine d’aujourd’hui n’est plus celle du jour de la première pose. La peau s’est distendue, la glande a changé, une capsule s’est formée autour de chaque prothèse. C’est cet état-là, et non votre demande initiale, qui détermine ce qui est faisable.
Deuxième point : un changement n’est pas une opération standard. Selon l’état de la capsule, l’intervention va d’un échange rapide à une chirurgie nettement plus longue. C’est la raison pour laquelle je ne donne jamais de durée précise avant d’avoir vu les images.
Troisième point, et il est rassurant : dans la grande majorité des cas, tout se déroule sans incident et vous rentrez chez vous le soir même.
Si vous hésitez encore entre changer, retirer ou remplacer vos implants par votre graisse, la page je veux changer ou retirer mes implants compare les trois voies.
L’examen clinique cherche trois choses : la souplesse de chaque sein, la position réelle de l’implant, et l’épaisseur des tissus qui le recouvrent. Un implant qui se palpe nettement sous une peau fine n’appelle pas la même solution qu’un implant bien couvert.
L’imagerie complète le tableau. L’échographie répond à la question de l’intégrité de l’enveloppe, l’IRM tranche les cas douteux. Ni l’une ni l’autre n’irradie, et toutes deux sont bien plus fiables que l’examen à la main pour repérer une rupture, qui reste souvent silencieuse avec les gels actuels.
Apportez si vous le pouvez la carte d’implant et le compte rendu de la première opération : la marque, le volume, l’année et le plan choisi à l’époque évitent bien des approximations.
Un mot sur le tabac. L’arrêt est demandé un mois avant et un mois après. Ce n’est pas une formalité : le tabac favorise les complications de cicatrisation, l’infection du matériel implanté et la formation de coques.
La question n’est pas de savoir quel implant vous voulez, mais quel implant votre poitrine peut porter durablement. Un modèle trop large pour votre thorax ou trop lourd pour votre peau tiendra quelques mois, puis descendra.
Le volume se discute à partir de la peau disponible. Elle s’est détendue autour de la prothèse précédente : retrouver l’aspect du départ demande parfois un volume légèrement supérieur. Le garder identique est possible, le réduire aussi, à condition d’accepter une petite ptose ou d’y associer un lifting des seins.
La position se rediscute également. Passer d’une loge située devant le muscle pectoral à une loge située derrière améliore la couverture et efface les contours visibles sur les poitrines fines. C’est l’un des gestes les plus utiles d’un changement, et il n’est possible qu’à cette occasion.
Un apport de graisse, prélevée par liposuccion, permet enfin d’adoucir les bords de l’implant aux pôles supérieur et externe. Le principe en est décrit sur la page consacrée au lipofilling.
Deux heures environ, sous anesthésie générale, à la Clinique Générale-Beaulieu ou à la Clinique des Grangettes, avec un retour à domicile le soir même. Une nuit d’observation reste possible si la capsule a demandé un geste étendu. Si vous le préférez, l’intervention peut aussi avoir lieu à Bruxelles, dans la clinique que je dirige, avec le même suivi à Genève : c’est le parcours Genève–Bruxelles.
La cicatrice existante sert le plus souvent de voie d’abord. L’implant retiré est examiné : forme, taille, intégrité. S’il est rompu, la loge est lavée et une déclaration est faite auprès des autorités sanitaires.
Vient ensuite la capsule, et c’est elle qui fait la différence entre une intervention simple et une intervention longue. Fine et souple, elle est libérée et un fragment est prélevé. Épaissie, rétractée ou calcifiée, elle est retirée en partie ou en totalité. Le prélèvement part en analyse dans tous les cas. Ce temps est le plus hémorragique de l’opération, et c’est lui qui justifie la pose d’un drain.
La loge est alors préparée, recentrée ou changée de plan, et le nouvel implant mis en place. Si vous souhaitez récupérer vos anciennes prothèses, faites-en la demande avant l’intervention.
Pansement modelant, puis soutien-gorge de contention jour et nuit pendant quelques semaines. Les premiers jours apportent une sensation de tension, des ecchymoses et une gêne à lever les bras. Les douleurs sont nettement plus marquées quand une capsulectomie a été nécessaire.
Reprise du travail à une semaine, sport à huit semaines. Un geste à prendre dès la cicatrisation et à garder : l’assouplissement quotidien de la poitrine, qui entretient une capsule souple.
La forme définitive demande trois à six mois. Ensuite, une consultation de contrôle tous les un à deux ans, et une consultation sans attendre si un sein change d’aspect, gonfle, devient douloureux, ou après un choc violent sur la poitrine.
Deux points d’honnêteté pour finir. L’épanchement de lymphe et la malposition de l’implant sont plus fréquents lors d’un changement que lors d’une première pose. Et si l’intervention a eu lieu pour une coque, celle-ci peut récidiver, à n’importe quel moment.
Non. Un implant se change quand il pose un problème ou quand vous souhaitez modifier le volume. Ce qui compte, c’est la surveillance : un examen régulier, et une imagerie en cas de doute sur une rupture.
Souvent, on ne le sent pas. Une rupture des implants actuels est fréquemment silencieuse. L’échographie la recherche, et l’IRM tranche les cas douteux.
Non, pas en l’absence de signe. Les autorités sanitaires et les sociétés savantes ne recommandent pas de retirer des implants texturés qui ne posent pas de problème. Un gonflement tardif d’un sein, une masse ou un changement de la peau doivent en revanche faire consulter rapidement.
Oui, dans les limites de ce que la peau et les tissus permettent. Réduire le volume peut laisser un sein un peu tombant, qu’un lifting peut corriger dans le même temps.
Le changement d’implants posés pour des raisons esthétiques reste en général à votre charge. Le devis vous est remis après la consultation.
Rédigé et relu par le Dr Daniel Meunier, chirurgien plasticien, qui consulte à Genève. Dernière mise à jour : septembre 2026.
Fiche d’information sur le changement d’implants mammaires (PDF)Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SOFCPRE), 2025
Faire le bilan de vos implants
L'examen et l'imagerie disent ce qui est faisable. La consultation a lieu à Genève ; apportez la carte de vos implants si vous l'avez.
Prendre rendez-vous en contactant notre secrétariat