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Une intervention esthétique reste un acte chirurgical : ce qui peut arriver, ce qui augmente le risque, ce qui le réduit
Oui. Une intervention esthétique est un acte chirurgical, avec une anesthésie, des incisions, une cicatrisation, et des complications possibles. Les complications graves sont rares : dans une grande série de près de 55 000 patients opérés aux États-Unis, environ deux patients sur cent ont dû consulter en urgence, être hospitalisés ou réopérés dans le mois. Les suites banales, gonflement, bleus, gêne, sont en revanche la règle. Chaque fiche d’intervention détaille ses propres risques.
Ce qui fait varier le risque
Le tabac
Il gêne la circulation dans la peau et la cicatrisation
Le poids
Un surpoids augmente les complications
Les associations
Plusieurs gestes en une fois allongent l'intervention
Les médicaments
Certains fluidifient le sang
Ce qui fait varier le risque
Le tabac
Il gêne la circulation dans la peau et la cicatrisation
Le poids
Un surpoids augmente les complications
Les associations
Plusieurs gestes en une fois allongent l'intervention
Les médicaments
Certains fluidifient le sang
Un hématome, c’est-à-dire du sang qui se collecte sous la peau, est l’une des complications les plus fréquentes. Il se manifeste par un gonflement rapide et douloureux, et doit parfois être évacué.
Une infection est rare. Elle se traite par des antibiotiques, parfois par un drainage.
Une cicatrisation difficile est possible : cicatrice élargie, épaissie, parfois une cicatrice chéloïde, qui déborde. Certaines peaux y sont plus sujettes.
Une phlébite, un caillot dans une veine de la jambe, peut migrer vers le poumon. Elle se prévient par la marche précoce et, selon les cas, un traitement anticoagulant.
L’anesthésie comporte ses propres risques, que l’anesthésiste vous explique avant l’intervention. Les différentes formes d’anesthésie sont expliquées dans l’article anesthésie locale, sédation ou générale.
Enfin, le résultat peut être imparfait : une asymétrie, une irrégularité, un volume qui ne correspond pas tout à fait à ce qui était attendu. Une retouche est parfois nécessaire.
Le tabac, d’abord : il réduit l’apport de sang à la peau et favorise les défauts de cicatrisation, surtout après un lifting, une abdominoplastie ou une chirurgie des seins. Un arrêt complet est demandé au moins un mois avant l’intervention et jusqu’à la cicatrisation.
Un surpoids important, un diabète mal équilibré, une tension artérielle mal contrôlée augmentent aussi les complications. Associer plusieurs interventions en une fois allonge l’anesthésie et augmente le risque : dans une série de plus de 11 000 liftings, les complications graves concernaient environ 1,5 % des liftings réalisés seuls, et jusqu’à 3,7 % quand d’autres gestes y étaient associés.
Certains médicaments et compléments fluidifient le sang : aspirine, anti-inflammatoires, anticoagulants, mais aussi certains compléments alimentaires. Signalez tout ce que vous prenez, même ce qui vous paraît anodin.
Une intervention change une forme ; elle ne change pas une vie. Elle améliore ce qui gêne, dans les limites de votre anatomie, de la qualité de votre peau et de votre cicatrisation. Aucun chirurgien ne peut garantir un résultat.
Il arrive que l’examen conduise à ne pas opérer : quand le geste demandé ne corrigerait pas ce qui gêne, quand le risque est trop élevé, ou quand l’attente dépasse ce que la chirurgie peut donner. Quand une préoccupation pour un défaut minime occupe une grande partie de la journée, la chirurgie aide rarement ; il est alors plus utile d’en parler à un médecin ou à un psychologue.
Elle tient à des choses simples. Un chirurgien dont le titre de spécialiste se vérifie sur le registre fédéral MedReg. Une intervention dans un établissement équipé, avec un anesthésiste dès qu’une sédation ou une anesthésie générale est prévue : j’opère à la Clinique Générale-Beaulieu et à la Clinique des Grangettes, à Genève. Les gestes sous anesthésie locale seule se font au cabinet. Une information écrite, un devis, et le temps de réfléchir : une seconde consultation a lieu avant toute décision. Un suivi par le même chirurgien : je ne délègue ni l’intervention, ni les contrôles, ni la décision d’opérer ou non.
Le cadre suisse, de la vérification d’un titre à l’assurance, est résumé sur la page se faire opérer à Genève.
Les pages de ce site informent : elles décrivent les interventions, leurs suites et leurs risques, avec les références sur lesquelles elles s’appuient. Les chiffres cités sont des moyennes tirées de la littérature ; ils ne disent pas ce qui se passera pour vous. Ils ne remplacent pas une consultation, qui seule permet un examen et une décision. Les questions générales sont réunies sur la page questions fréquentes.
Elle dépend de l’intervention : l’hématome après un lifting, la coque autour d’un implant mammaire à plus long terme, par exemple. Chaque fiche indique ses propres risques.
Oui, en partie : arrêter de fumer, stabiliser son poids, signaler tous ses traitements, respecter les consignes avant et après l’intervention, et ne pas multiplier les gestes en une seule fois sans raison.
Appelez sans attendre si vous constatez un gonflement rapide et douloureux, une fièvre, une rougeur qui s’étend, un écoulement, un essoufflement ou une douleur dans un mollet. En cas d’urgence vitale, appelez le 144.
Moi-même, lors des contrôles à Genève. Je ne délègue ni l’intervention, ni les contrôles.
Rédigé et relu par le Dr Daniel Meunier, chirurgien plasticien, qui consulte à Genève. Dernière mise à jour : septembre 2026.
En parler avant de décider
Vos antécédents, vos traitements et vos attentes se discutent en consultation, à Genève, avant toute intervention.
Prendre rendez-vous en contactant notre secrétariat