Accueil › Chirurgie esthétique du visage › Lifting du sourcil
Remonter un sourcil descendu pour alléger le regard, sans changer l'expression
Le lifting du sourcil en résumé
But de l'intervention
Remonter un sourcil descendu et alléger le regard
Les cicatrices
Dans les cheveux, au ras du sourcil ou dans le pli de la paupière, selon la technique
Type d'anesthésie
Locale au cabinet ; en clinique, selon la technique et les gestes associés
Durée du séjour
Sortie le jour même au cabinet ; en clinique, selon les gestes associés
Éviction sociale
Une à trois semaines
Le lifting du sourcil en résumé
But de l'intervention
Remonter un sourcil descendu et alléger le regard
Les cicatrices
Dans les cheveux, au ras du sourcil ou dans le pli de la paupière, selon la technique
Type d'anesthésie
Locale au cabinet ; en clinique, selon la technique et les gestes associés
Durée du séjour
Sortie le jour même au cabinet ; en clinique, selon les gestes associés
Éviction sociale
Une à trois semaines
Une intervention qui remonte un sourcil descendu, le plus souvent dans sa partie externe, que l’on appelle la queue du sourcil. Le regard s’allège, et la paupière supérieure retrouve de la place. Il existe plusieurs façons de le faire : par une incision cachée dans les cheveux de la tempe, par endoscopie, au ras du sourcil ou par la paupière. Le choix dépend de la partie du sourcil qui est tombée, et de la hauteur de vos cheveux sur le front. Le but est de replacer le sourcil là où il était quelques années plus tôt, pas de changer l’expression.
Avec l’âge, la peau du front et des tempes se relâche, et l’équilibre se modifie entre les muscles qui lèvent le sourcil et ceux qui l’abaissent. La queue du sourcil descend la première : le muscle du front, qui relève le sourcil, soutient peu sa partie externe, alors que le muscle qui entoure l’œil continue de la tirer vers le bas. Chez certaines personnes, le sourcil est bas depuis toujours.
Le regard paraît plus lourd, parfois triste. Poussée vers le bas, la peau de la paupière supérieure déborde sur le pli, et beaucoup de personnes compensent sans y penser en levant le front, ce qui creuse des rides horizontales. La page mes paupières tombent explique comment l’examen fait la part du sourcil et de la paupière.
Le lifting du sourcil convient à un sourcil descendu : à l’examen, quand je le remonte du doigt, le regard s’ouvre. Il concerne les femmes comme les hommes. Chez l’homme, le sourcil est naturellement plus bas et plus droit, et le remonter trop féminiserait le regard.
Il ne corrige pas un excès de peau de la paupière elle-même, qui relève d’une blépharoplastie. Les deux s’associent souvent, et le lifting permet alors de retirer moins de peau à la paupière. Quand la descente est légère, des injections de toxine botulique peuvent relever un peu la queue du sourcil, pour trois à quatre mois. De l’acide hyaluronique injecté sous la queue du sourcil peut aussi la soutenir. Le tabac doit être arrêté au moins un mois avant l’intervention et jusqu’à la cicatrisation.
Le lifting temporal. Une incision de quelques centimètres, cachée dans les cheveux au-dessus de la tempe, permet de remonter les tissus de la tempe, et avec eux la queue du sourcil. Il déplisse aussi un peu la patte d’oie. Cachée dans les cheveux, l’incision fait reculer un peu la lisière. Il convient quand c’est surtout la partie externe du sourcil qui est tombée. Quand la lisière des cheveux est déjà haute, l’incision peut se placer juste à son bord, avec une cicatrice un peu plus visible.
Le lifting endoscopique. Trois à cinq petites incisions dans le cuir chevelu, en arrière de la lisière des cheveux, laissent passer une caméra fine et des instruments. Le front et les tempes sont décollés, remontés puis fixés en profondeur ; les muscles qui froncent les sourcils peuvent être affaiblis dans le même temps. Il s’adresse plutôt à un sourcil tombé sur toute sa longueur, avec des rides du front ou une ride du lion marquées.
Le lifting direct. Une fine bande de peau est retirée juste au-dessus du sourcil, et la cicatrice suit le bord des poils. C’est la voie la plus précise pour régler la hauteur et la forme de chaque partie du sourcil, et elle ne touche pas au cuir chevelu. Sa cicatrice est la plus exposée : une incision légèrement inclinée préserve les racines des poils, qui repoussent au travers et la camouflent. Elle convient bien quand le front est dégarni ou les sourcils épais.
Par la paupière. Pendant une blépharoplastie, l’incision du pli de la paupière permet d’atteindre le dessous du sourcil et de le fixer un peu plus haut. Le gain est modeste. Ce geste sert surtout à empêcher le sourcil de descendre quand on retire la peau de la paupière, et il n’ajoute pas de cicatrice.
Aucune de ces techniques ne l’emporte sur les autres pour tout le monde. Une revue de la littérature publiée en 2011 ne montre pas que les voies ouvertes donnent de moins bons résultats que l’endoscopie. Chacune a ses risques propres, et le choix se fait sur votre visage.
Selon le cas, chaque technique peut se faire au cabinet, au Forever Institut, sous anesthésie locale, ou en clinique, à la Clinique Générale-Beaulieu ou à la Clinique des Grangettes. En clinique, le type d’anesthésie et la durée du séjour dépendent de la technique et des gestes associés : je vous les précise en consultation. Par la paupière, le geste se fait en clinique pendant la blépharoplastie, sous la même anesthésie, locale avec ou sans sédation, et vous rentrez le jour même.
La fiche de la SOFCPRE indique quarante minutes à une heure pour un lifting temporal des deux côtés. Associé à un lifting du visage ou à une blépharoplastie, le lifting du sourcil peut se faire dans la même intervention.
La douleur est faible ; on ressent surtout une tension aux tempes ou au-dessus du sourcil. Le gonflement et les bleus autour des yeux durent une à deux semaines, et le gonflement peut être plus marqué le troisième jour que le premier. Les agrafes ou les fils du cuir chevelu sont retirés entre le huitième et le quinzième jour, ceux du sourcil entre le septième et le dixième. Au début, le sourcil paraît parfois un peu trop haut : il redescend légèrement en quelques semaines, et c’est prévu.
Le front ou le cuir chevelu peuvent rester insensibles ou démanger quelques semaines, parfois quelques mois. La cicatrice au ras du sourcil se maquille les premiers mois et se protège du soleil pendant un an. Pour reparaître devant des personnes à qui vous ne souhaitez pas en parler, comptez environ trois semaines après un lifting temporal. Après un lifting endoscopique, la vie sociale reprend en cinq à vingt jours, selon les suites.
Le résultat s’apprécie après deux à six mois, le temps que le gonflement disparaisse et que les tissus s’assouplissent. Le gain se mesure en millimètres. Une méta-analyse de 2025 sur le lifting endoscopique trouve, à long terme, une remontée moyenne d’un peu plus de 3 millimètres pour la tête du sourcil et d’un peu plus de 4 millimètres pour sa queue. Sur un visage, ces quelques millimètres se voient.
Le résultat tient plusieurs années, mais le visage continue de vieillir, et le sourcil peut redescendre avec le temps. Des injections régulières de toxine botulique, qui détendent le muscle abaisseur du sourcil, aident à le maintenir. Une petite asymétrie qui persiste peut être reprise sous anesthésie locale, après six mois.
Les complications graves sont rares. Un hématome peut devoir être évacué, et l’infection est exceptionnelle. Chaque voie a ensuite ses risques propres. Une revue de 76 études, publiée en 2018, les a comparées. L’insensibilité y était la plus fréquente après un lifting direct (5,5 %), la perte de cheveux autour des incisions après un lifting endoscopique (2,8 %), et l’asymétrie après un lifting temporal (1,5 %).
Plus rarement, le nerf qui fait lever le front est étiré pendant l’intervention : le sourcil se lève moins bien d’un côté pendant quelques semaines ou quelques mois, et la récupération est le plus souvent complète. Au ras du sourcil, la cicatrice peut rester plus visible qu’espéré, et quelques poils du sourcil peuvent tomber le long de l’incision. Un sourcil trop remonté donnerait un air étonné : le but est de le replacer, pas de le hisser.
Ce n’est pas le même geste. La blépharoplastie retire la peau en excès de la paupière ; le lifting remonte le sourcil. Quand les deux sont descendus, on les associe, souvent dans la même intervention.
Dans les cheveux, très peu une fois coiffé, sauf si les cheveux sont très courts ou se raréfient autour d’une incision. Au ras du sourcil, la cicatrice reste rosée quelques mois, se maquille, puis s’affine ; c’est la voie la plus exposée. Par la paupière, elle se confond avec celle de la blépharoplastie.
Oui, sur plusieurs années. Le vieillissement continue, et le sourcil peut redescendre un peu avec le temps ; des injections de toxine botulique aident à maintenir le résultat.
Pour une descente légère, en partie : elle relève légèrement la queue du sourcil, pour trois à quatre mois. Pour un sourcil nettement tombé, non.
Rédigé et relu par le Dr Daniel Meunier, chirurgien plasticien, qui consulte à Genève. Dernière mise à jour : septembre 2026.
Fiche d’information sur le lifting du sourcil (PDF)Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SOFCPRE), 2017
Fiche d’information sur le lifting temporal (PDF)Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SOFCPRE), 2019
Fiche d’information sur le lifting fronto-temporal endoscopique (PDF)Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SOFCPRE), 2019
Mesurer la hauteur du sourcil
Sourcil, paupière ou les deux : l'examen, front détendu, fait la part de chacun. La consultation a lieu à Genève.
Prendre rendez-vous en contactant notre secrétariat