Remplacement d'implants mammaires par lipofilling

Retirer les prothèses et redonner du volume avec votre propre graisse

Le remplacement par lipofilling en résumé

But du traitement

Retirer les implants et redonner du volume avec votre propre graisse

Durée de l'intervention

2 à 3 heures

Type d'anesthésie

Anesthésie générale

Durée du séjour

Ambulatoire, sortie le jour même

Éviction sociale

1 semaine

Le remplacement par lipofilling en résumé

But du traitement

Retirer les implants et redonner du volume avec votre propre graisse

Durée de l'intervention

2 à 3 heures

Type d'anesthésie

Anesthésie générale

Durée du séjour

Ambulatoire, sortie le jour même

Éviction sociale

1 semaine

Peut-on remplacer ses implants par sa propre graisse ?

Oui, quand la graisse disponible est suffisante et que les tissus du sein peuvent la recevoir. Les implants sont retirés et une partie de votre graisse, prélevée par liposuccion, est réinjectée dans le sein. Le volume obtenu est plus modeste qu’avec un implant, et une partie de la graisse se résorbe dans les premiers mois. C’est un choix différent de l’implant, pas un implant en mieux.

Sortir des implants sans perdre le galbe

Retirer ses implants et n’avoir plus rien à la place, beaucoup de patientes s’y refusent. Le lipofilling offre une voie intermédiaire : on dépose les prothèses et on redonne du volume avec votre propre graisse, prélevée par liposuccion sur le ventre, les hanches ou les cuisses.

L’intérêt est réel. La graisse est votre tissu : elle ne se rompt pas, ne forme pas de coque, ne se remplace pas au bout de quinze ans. Le sein retrouve une souplesse que l’implant ne donne jamais tout à fait, et la zone de prélèvement en profite au passage.

Il faut cependant en connaître les limites, et je préfère les dire d’emblée. Le volume obtenu est plus modeste qu’avec un implant : il dépend de la graisse dont vous disposez et de la place que vos tissus peuvent lui faire. Une partie de la graisse injectée se résorbe dans les mois qui suivent, en proportion variable, ce qui conduit parfois à prévoir une seconde séance. Et si vous êtes très mince, il n’y aura peut-être pas assez de matière à prélever.

Le lipofilling n’est donc pas un implant en mieux. C’est un choix différent, qui convient très bien à celles qui veulent quitter les prothèses en gardant une jolie forme, et moins bien à celles qui tiennent à leur volume actuel. Ce que devient la graisse greffée est développé dans l’article ce que devient la graisse greffée.

À qui cette intervention convient

Trois conditions se vérifient en consultation.

La graisse disponible. Le prélèvement se fait là où elle se trouve, ventre, flancs, cuisses ou genoux. Il en faut une quantité suffisante pour espérer un volume satisfaisant après résorption. C’est le premier critère, et c’est lui qui écarte le plus souvent l’intervention.

L’état de la peau et de la glande. La graisse s’injecte dans les tissus, jamais dans la cavité laissée par l’implant : y déposer de la graisse exposerait à des kystes graisseux. Il faut donc des tissus capables de la recevoir et de la nourrir.

Vos attentes de volume. Si vous souhaitez conserver exactement la taille obtenue avec vos implants, le lipofilling seul n’y parviendra pas et il vaut mieux le savoir avant.

Lorsque le sein est en plus tombant, un lifting des seins peut être associé. C’est une intervention à part entière, avec ses cicatrices propres, et elle se discute séparément.

L'intervention

Comptez deux à trois heures, sous anesthésie générale, à la Clinique Générale-Beaulieu ou à la Clinique des Grangettes, avec un retour à domicile le jour même. L’intervention réunit deux temps qui n’ont rien à voir l’un avec l’autre. Si vous le préférez, l’intervention peut aussi avoir lieu à Bruxelles, dans la clinique que je dirige, avec le même suivi à Genève : c’est le parcours Genève–Bruxelles.

Le premier est une liposuccion. La graisse est prélevée en douceur sur les zones convenues avec vous, puis préparée pour être réinjectée.

Le second est la dépose des implants. La cicatrice existante est reprise, la prothèse retirée, et la capsule traitée selon son état : laissée en place et prélevée si elle est fine, retirée si elle est épaisse ou rétractée. Le prélèvement part en analyse.

La graisse est enfin réinjectée en petites quantités réparties dans l’épaisseur des tissus, jamais en un seul bloc et jamais dans l’ancienne loge. C’est cette répartition qui conditionne la prise du greffon.

Les suites et le résultat

Vous porterez deux vêtements de compression, un soutien-gorge pour la poitrine et un panty pour la zone de prélèvement, pendant environ un mois. Les ecchymoses sont plus marquées sur les zones de liposuccion que sur les seins, et elles mettent deux à trois semaines à disparaître.

Reprise du travail à une semaine, sport à huit semaines.

Le résultat se juge à six mois, une fois la résorption terminée. C’est plus long qu’avec un implant, dont le volume est acquis dès le premier jour, et c’est le prix d’un résultat qui vieillira avec vous plutôt que de devoir être remplacé.

Si le volume obtenu vous paraît insuffisant, une seconde séance de lipofilling peut être programmée à partir de ce délai. Elle est fréquente et ne doit pas être vécue comme un échec : le greffon prend mieux sur des tissus déjà enrichis par la première séance.

Questions fréquentes sur le remplacement par lipofilling

Quelle part de la graisse reste en place ?

Elle varie d’une personne à l’autre. Dans les études réunies par une revue de la littérature sur le lipofilling mammaire, environ six dixièmes du volume injecté restaient en place en moyenne, avec des écarts importants entre les séries.

Le lipofilling gêne-t-il la surveillance du sein ?

Il peut laisser de petites calcifications ou des kystes graisseux visibles à la mammographie. Un radiologue averti les distingue en général d’une lésion suspecte. Signalez toujours l’intervention lors de vos examens.

Faut-il retirer la capsule ?

Pas toujours. Fine et souple, elle peut rester en place ; épaissie, rétractée ou calcifiée, elle est retirée. Un fragment est analysé dans tous les cas.

Combien de séances faut-il ?

Une seule suffit souvent. Une seconde est proposée après six mois si le volume vous paraît insuffisant.

Rédigé et relu par le Dr Daniel Meunier, chirurgien plasticien, qui consulte à Genève. Dernière mise à jour : septembre 2026.

Fiche d’information sur le lipofilling mammaire (PDF)Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SOFCPRE), 2019

Fiche d’information sur l’ablation d’implants mammaires (PDF)Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SOFCPRE), 2025

Références scientifiques
  • Groen JW et al. Autologous Fat Grafting in Cosmetic Breast Augmentation: A Systematic Review on Radiological Safety, Complications, Volume Retention, and Patient/Surgeon Satisfaction. Aesthetic Surgery Journal, 2016. doi:10.1093/asj/sjw105

Voir si votre graisse suffit

La quantité disponible et l'état des tissus décident de ce qui est possible. La consultation a lieu à Genève.

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