Accueil › Vos besoins › Une cicatrice me gêne
Trop large, épaisse, creusée ou colorée : ce qui gêne décide du geste
Oui, le plus souvent, mais on ne l’efface pas. Une cicatrice qui a traversé la partie profonde de la peau reste visible toute la vie ; on peut la rendre plus discrète, parfois au point qu’on l’oublie dans le miroir. Le geste dépend de ce qui gêne. Il dépend aussi de son âge, parce qu’une cicatrice continue de changer pendant un an, parfois davantage.
Ce qui gêne dans une cicatrice
Trop large
Elle s'est étirée en une bande plate et brillante
Épaisse
Rouge et en relief, elle démange souvent
Creusée
Elle s'enfonce, ou colle aux tissus du dessous
Colorée
Rouge, brune, ou plus blanche que la peau voisine
Ce qui gêne dans une cicatrice
Trop large
Elle s'est étirée en une bande plate et brillante
Épaisse
Rouge et en relief, elle démange souvent
Creusée
Elle s'enfonce, ou colle aux tissus du dessous
Colorée
Rouge, brune, ou plus blanche que la peau voisine
Une cicatrice récente n’a pas encore son aspect final. Dans les deux premiers mois, elle devient souvent plus rouge et plus ferme, et elle le reste en moyenne trois à six mois ; elle pâlit et s’assouplit ensuite, lentement. On juge son aspect vers un an, parfois plus tard. L’article sur la cicatrisation décrit ce calendrier.
Reprendre une cicatrice avant ce délai, c’est souvent corriger ce que le temps aurait amélioré seul. Les reprises se discutent donc sur une cicatrice stabilisée, entre six mois et deux ans selon les cas.
Attendre ne veut pas dire ne rien faire. Pendant ces mois, on la protège du soleil et on la masse une fois la plaie bien fermée. Si elle a tendance à s’épaissir, un pansement ou un gel de silicone peut s’y ajouter. Si elle s’épaissit nettement ou déborde de la plaie, montrez-la sans attendre : mieux vaut la traiter quand elle commence à gonfler que lorsqu’elle est installée.
La reprise chirurgicale consiste à retirer l’ancienne cicatrice et à refermer avec soin, plan par plan. La tension est portée par les tissus profonds, sous la peau, pour que la nouvelle cicatrice ne s’étire pas à son tour. Quand la cicatrice coupe un pli naturel ou forme une bride qui tire, je peux en changer l’orientation par un tracé en Z ou en W. La ligne est alors brisée en petits segments, moins visibles, et la bride se relâche.
La reprise se fait au cabinet, au Forever Institut, sous anesthésie locale, et vous repartez aussitôt. La nouvelle cicatrice repasse par les mêmes étapes que la première, rosée puis plus ferme, avant de pâlir. Il faut à nouveau compter environ un an pour la juger. Si vous fumez, arrêtez au moins un mois avant la reprise et jusqu’à la cicatrisation.
Une reprise remplace une cicatrice par une autre, que l’on espère plus discrète, et elle ne réussit pas toujours. Simplement élargie, sans autre défaut, une cicatrice s’est souvent étirée à cause de la façon dont votre peau cicatrise, plus que de la technique utilisée. Reprise, elle peut s’élargir de nouveau, surtout sur une zone qui bouge ou qui tire, comme le dos ou les épaules. Une chéloïde ne s’opère jamais sans traitement associé. Retirée seule, elle revient le plus souvent, parfois plus grosse.
Une cicatrice rouge et en relief, qui reste dans les limites de la plaie, est une cicatrice hypertrophique. Quand elle déborde sur la peau saine voisine, c’est une chéloïde. L’article cicatrices hypertrophiques et chéloïdes explique comment les distinguer.
Dans les deux cas, le traitement de base est l’injection de corticoïdes, des anti-inflammatoires puissants, directement dans la cicatrice. Elle l’aplatit et calme les démangeaisons. Les injections se répètent à quelques semaines d’intervalle, tant que la cicatrice continue de s’aplatir. Même bien dosées, elles peuvent amincir ou éclaircir la peau, ou y faire apparaître de fins vaisseaux, d’où l’intérêt de doses mesurées. Pour une chéloïde, elles s’associent souvent à d’autres traitements, et le suivi dure longtemps.
Creusée, ou collée aux tissus du dessous au point de tirer la peau quand vous bougez, une cicatrice manque d’épaisseur en profondeur. Votre propre graisse peut combler ce manque. Prélevée par une fine canule là où vous en avez un peu en réserve, elle est purifiée puis réinjectée sous la cicatrice, qu’elle aide à soulever et à assouplir. Le nanofat, une graisse filtrée très finement, ne donne pas de volume : il agit plutôt sur la souplesse et le grain de la peau cicatricielle.
Une méta-analyse de 2024 a réuni 23 études et 1 326 patients aux cicatrices de brûlure ou de blessure. Après greffe de graisse, leurs cicatrices s’amélioraient, aux yeux des patients comme à ceux des médecins qui les examinaient. Les études sont de qualité inégale, et une deuxième séance est parfois utile. Réalisée seule, la greffe de graisse se fait au cabinet, au Forever Institut, sous anesthésie locale. La page lipofilling décrit la technique et ses suites.
Quand la gêne tient à la couleur ou au grain de la cicatrice plutôt qu’à sa forme, les lasers et les appareils de soin de la peau prennent le relais. Au Forever Institut, ces traitements sont assurés par les médecins de l’équipe, en plusieurs séances ; la page ce que je confie au Forever Institut présente cette organisation. Un consensus international publié en 2020, qui réunissait 26 dermatologues et chirurgiens plasticiens, place les lasers parmi les traitements de première intention des cicatrices de blessure et des brides.
Les lasers se combinent volontiers avec une reprise ou des injections : la chirurgie corrige la forme, le laser travaille la surface. Plus blanche que la peau voisine, en revanche, une cicatrice reste difficile à recolorer.
Je regarde la cicatrice à la lumière du jour, au repos puis quand vous bougez, et je la palpe. Je vous demande d’où elle vient, depuis combien de temps elle est là et comment elle a évolué. Une cicatrice épaisse ou une chéloïde dans votre passé, ou dans votre famille, compte beaucoup.
Le plan se fait souvent en plusieurs temps : une reprise, puis des injections si la nouvelle cicatrice s’épaissit ; ou de la graisse sous un creux, avant un laser pour la surface. Il arrive aussi que le meilleur conseil soit d’attendre quelques mois de plus. Si la cicatrice suit une intervention récente, parlez-en aussi au chirurgien qui vous a opéré : il sait ce qui a été fait.
Non. Elle peut devenir assez discrète pour se faire oublier, mais la peau cicatricielle ne redevient jamais tout à fait une peau normale.
Le plus souvent une fois qu’elle est stabilisée, vers un an, parfois plus tôt ou plus tard : entre six mois et deux ans selon les cas. Avant, elle s’améliore encore d’elle-même. En revanche, si elle s’épaissit, elle se traite sans attendre, par des injections.
Oui. Elle remplace l’ancienne par une cicatrice dessinée pour être plus fine ou mieux orientée, qui repasse par les étapes de la cicatrisation pendant environ un an.
La reprise se fait sous anesthésie locale : vous sentez la piqûre de l’anesthésie, puis la zone est endormie. Elle reste sensible quelques jours. Les injections dans une cicatrice dure piquent davantage, le temps de l’injection.
Rédigé et relu par le Dr Daniel Meunier, chirurgien plasticien, qui consulte à Genève. Dernière mise à jour : septembre 2026.
Fiche d’information sur la correction des cicatrices (PDF)Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SOFCPRE), 2016
Montrer votre cicatrice
Son âge et ce qui vous gêne orientent le traitement, qui se fait souvent en plusieurs temps. La consultation a lieu à Genève.
Prendre rendez-vous en contactant notre secrétariat